LE SAVOUREUX (OU L’INOUBLIABLE)

SYNOPSIS

Le Savoureux (ou l’inoubliable) est un spectacle qui parle de nourriture, un thème rarement abordé sur scène quand bien même il occupe une place essentielle dans nos vies et cristallise bon nombre de nos angoisses et désirs.

Mais «Le Savoureux», c’est aussi une histoire d’amour manquée entre un homme qui ne mange que pour se nourrir et une femme obsédée par les rituels et les significations qui organisent le moment du repas.

Sur les traces de celle qu’il a aimée, entre souvenirs et hallucinations, notre héros rencontre une ribambelle de personnages qui, le temps d’une discussion, exposent une manière d’être à table, de croquer et de savourer. Un parcours tragi-comique qui nous invite à repenser notre rapport à un acte aussi quotidien et aussi profond que celui de manger.



PROCESSUS D’ÉCRITURE

Le savoureux (ou l’inoubliable) est le fruit d’une écriture collective initiée en septembre 2018. L’idée est partie d’un plat de nouilles, comme celui de Rick Deckard dans Blade Runner, avec beaucoup de fumée et de néons : parler de la nourriture dans une forme libre mais très imagée, en créant des espaces où elle devient centrale parce que finalement « c’est tout ce qui compte à la fin ».

Sur la base de recherches philosophiques et sociologiques (Heidegger, Levi-Strauss, Barthes), de références cinématographiques (Russian Ark pour la figure du narrateur notamment) ou encore artistiques (Daniel Spoerri), nous avons composé différents «tableaux» singuliers (scènes de vie courantes, rêves d’enfances ou souvenir d’amour) qui interrogent, approfondissent et examinent notre rapport à la nourriture.

Ces tableaux sont traversés par un narrateur ascète totalement détaché de toute envie de manger (librement inspiré par le Professeur Trémolières, spécialiste en nutrition). Ce personnage, figure centrale du récit, part malgré lui à la recherche du goût (ou de l’amour) laissé là-bas, dans le monde où la nourriture existe et où elle (celle qu’il a quitté) existait avec lui. Il permet, de par cette position radicale, de prendre de la hauteur et de mettre en lumière les diverses raisons qui font de la nourriture un des épicentres de nos vies ou, plus librement, qui font de nous des êtres humains capables de sentiments.


Sur cette île, je vivais en souverain de mes désirs, de mes sentiments, en maître absolu de mon corps et du temps qui le traverse,éloigné au mieux de la bête qui fut en moi il y a longtemps. J’y vivais en pur esprit, dans un monde sans matière, sans larmes et sans rire, sans aucune nourriture.Je n’avais plus faim depuis long-temps.

Jusqu’au téléphone.




DISTRIBUTION

texte · Lucien Zuchuat et Louise Philippossian
mise en scène collective
inteprétation
· Bastian Verdina, Sarah Moeschler, Maxime Reichard, Audrey Mabillard, Louise Philippossian, Camélia Tornay,  Hadrien Praz
création vidéos · Brian Tornay

durée · spectacle en création

RÉSERVATIONS

2 MAI – 20H

3 MAI – 20H (COMPLET)

4 MAI – 20H (COMPLET)